Bordeaux est puni !
Dernière rencontre de cette 28ème journée de championnat de L1 qui a vu les Lyonnais s'imposer chez nos Girondins 1-2 alors que Bordeaux avait ouvert la marque au bout d'1/4h de jeu. Les Lyonnais ont totalement inversé la rencontre à 5 minutes de la fin en inscrivant 2 buts. Soyons honnêtes, Bordeaux ne méritait clairement pas cette victoire au vu de ce qu'ils ont produit en 2nde période, à savoir, que de la défense-attaque.
Les perspectives d'accrocher une place qualificative en Coupe d'Europe s'éloignent de plus en plus pour nos girondins ! Et hier soir, c'était l'occasion rêvée d'accrocher le wagon des poursuivants mais Bordeaux a clairement sabordé sa rencontre.
Après un début de rencontre dominé les 20 premières minutes par les joueurs de Francis Gillot et un but de Henri Saivet sur un beau centre de Mariano, Bordeaux s'est littéralement liquéfié lorsque l'entraineur Lyonnais a modifié sa composition tactique (passant d'une 5-3-2 à un 4-4-2 losange). Bordeaux a à peine existé sur toute la rencontre, en témoigne le pourcentage de conservation : seulement 44% !! Une honte pour une équipe qui joue à la maison !
A force de reculer, Bordeaux a craqué. C’était avant trois minutes de folie qui ont vu Bedimo s’arracher pour
égaliser d’un tacle rageur, puis Tolisso reprendre victorieusement de la
tête un centre de Gonalons. Trois minutes qui changent tout et qui envoient Bordeaux dans le ventre mou du championnat !
Bordeaux a été sévèrement puni et c'est mérité !
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Il paraît que ce Bordeaux-Lyon était un duel entre prétendants à
l'Europe. Exceptions faites du premier quart d'heure et des derniers
instants du match, animés et durant lesquels les trois buts ont été
inscrits, ça n'en a jamais eu l'air, ou alors le coefficient UEFA de la
France a du soucis à se faire. C'est surtout vrai pour les Girondins,
qui ont arrêté de jouer après leur début de match prometteur et
ont fini par s'incliner (1-2).
Ça aurait pu être un match nul plein de regrets, c'est finalement une
défaite désolante, concédée dans le temps additionnel, rappelant à la
fois le 1-1 de l'aller et le 2-2 à Marseille, où Carrasso avait pris
deux buts en quelques secondes.
Avec un fond de jeu aussi limité, un banc réduit à peau de chagrin et une force mentale proche du néant absolu,
Bordeaux n'a pas grand chose à attendre de lui-même ou du classement :
Lyon s'envole à cinq longueurs, et après ce match, on n'envisage pas une
seule seconde que cet écart pourra un jour être comblé par les hommes
au scapulaire.
A un moment du championnat où les équipes ne cherchent plus de
certitudes tactiques et tirent surtout des enseignements comptables de
chaque match, Bordeaux pourra regretter de ne pas avoir su profiter
d'une palanquée de résultats favorables, comme à chaque fois, en fait.
Ce n'est donc pas cette fois qu'il "passera les épaules",
comme Francis Gillot le souhaitait, et pas sûr que le football n'en
ressorte pas grandi. Car si cette défaite est terriblement frustrante
dans son déroulement, elle est l'aboutissement logique d'un match où son
équipe n'a rien montré si ce n'est une franche volonté d'aller de
l'avant en début de match.
Dommage, du coup, que les Girondins n'aient
pas étiré leur élan offensif au-delà des 15 premières minutes.
En profitant d'un 3-5-2 lyonnais très bancal, ils ont su occuper les
côtés, amener du monde proche de la surface adverse, et ainsi contrôler
le match. Après le nouveau but de la tête de Saivet, sur un service de
Mariano (1-0, 8e), Rolan a aussi eu son occasion (17e), et puis... et
puis... c'était tout.
Après ça, Lyon est revenu à un 4-4-2 plus classique, et Bordeaux n'a rien fait, a
raté quasiment toutes ses relances, n'a pas tenu la boule, a envoyé Hoarau dévier les ballons dans le vide.
Il ne s'est montré dangereux que sur des contres, par Hoarau (45e) puis
par Sertic à deux reprises (67e, 86e). Sur une heure et demie, ce bilan
est définitivement trop faible pour espérer quoique ce soit, et
l'entrée de Jussiê en seconde période n'y aura rien changé.
Lyon, de son côté, n'a pas été flamboyant non plus, mais il aura eu le
mérite de ne rien lâcher et de ne pas refuser de jouer. Briand a d'abord
envoyé un premier avertissement, mais Mariano a sauvé sur sa ligne
alors que Carrasso et Henrique s'étaient percutés (61e).
A force de pousser, l'OL a fini par faire craquer Bordeaux,
par son latéral gauche hyperactif Bedimo, bien servi par le même Briand
(1-1, 90e+1) ; puis par Tolisso, dont la tête n'a laissé aucune chance à
Carrasso (90e+3). Pas sûr que Bordeaux méritait mieux, de toute façon.
Article : sudouest.fr